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Dimanche 26 décembre 2010 7 26 /12 /Déc /2010 16:03

Photo0821.jpg

A l’eau de l’aube

Entrouvert sur une porte

Dont le message

Te porte et te rapporte, un quelque chose d’inaudible

Lire, un instant, juste et souriant

Que la chenille, sur une note

Qui porte et qui rapporte

Jamais n’éteindra son souffle,

Le papillon s’envole

La petite est sans gêne

Le plaisir lui offre ses ailes

Elle danse encore

Légère et ardie

Un croissant de lune

Sur ses chevilles musclées

De plaines, de prairies, de vie

Réfléchie une douce lumière

Son aube, rire de l’aube

A l’eau de l’aube nourrit

Acclame la musique

C’est l’instant firmament,

Plus rien ne compte

Reflet de clair nuit

Mi-jour, mi-nuit

Presqu’île aux effluves écarlates

La vie de son souffle endormie - veille

Trame à sa trame et répond

Danse, le chant s’est  levé !

Vois-tu enfin comme l’hiver est chaud

Comme le vent te pousse ?

La crinière fauve des forêts d’automne

Sonne à l’âme éternelle, maintenant tu es seule

Pourtant tu es plus qu’hier, comment fais-tu ?

Qu’as-tu trouvé ? Qu’as-tu chanté depuis ?

Mais maintenant c’est aussi l’instant d’avant,

Celui d’hier, qui ne s’est jamais contenté

Qui jamais n’a pu se résigner

Il te regarde ce coeur d’enfant

Il te comprend, il voit ta marche

Il ne s’est pas contenté d’espérer.

Une lutte pour faire vivre un rêve ne se compte pas en années

Ni en larmes, ni en refus, tu ne seras jamais soumise à la misère de vivre sans espoir

D’un jour à l’autre toujours les jours montraient à voir

Sans cesser, il touchait les bords du monde

Et repoussait sans crainte les kilomètres

Les frontières étaient des armées, mais sur la feuille

Tu trouvais tous les laisser passer

Regarde de chacun, des impasses

Il y a aujourd’hui 5  mélodies, la sixième est en route

Les doutes d’arrières pays

Vaincus par des rythmes plus scabreux

La paresse et la déroute

Il a vaincu te dis-je !

Puisqu’au sommet de l’angoisse

Ton cœur s’est retourné

Ton regard a modifié sa course

Celui où tu vibres à son chant n’est pas une illusion

Les notes d’une densité farouches, plus fougueuses

Au parfum de tous les espoirs, de toutes les libertés

Sont sortis de terre

Des soirs plus noirs donnent toute leur clarté

Rire de l’aube

De l’eau de l’aube nourrit

Tu regardes autrement le monde

Tu t’es renversé,

Ce qui hier était insoluble a trouvé sa chanson

De chaque jour, de chaque question

Tu as refusé la signature d’une conclusion

Jamais sur le pas des pages tu ne pouvais

Malgré marécages et rivages

Car ce qui comptait : créer

C’est déjà une absence de paresse,

c’est déjà une volonté qui se lève, une envie d'être

Si tu parles à l’absence qu’elle serve de tremplin

Si tu te fâches avec le silence, apprend son langage, imprègne toi d’autre chose, apprends encore

Tu es plus qu’une femme,

Tu es plus qu’un homme,

L’éther du monde te mènera

Ouvres-toi, redresses toi,

Tu es d’eau, et d'autre chose

Rappelles-toi la chanson de l’enfance, déjà c’était là !

Un ruisseau, un cours d’eau rejoignant une Source, 

Ma petite est comme l'eau

Elle est comme l'eau vive

Elle court comme un ruisseau

Que des enfants poursuivent

Courez, courez

Vite si vous le pouvez

Jamais, jamais

Vous ne la rattraperez

Chasse par le souffle ton sentiment d'être séparé

Respire à volonté

Rire de l’aube

De l’eau de l’aube nourrit

Tu regardes autrement le monde

Maintenant, renversé.

ktylam ou artdelam artblog.

 

 

 

Par Ktylam' - Publié dans : Des étoiles dans les yeux
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Samedi 25 décembre 2010 6 25 /12 /Déc /2010 13:02

Photo0932.jpg

Savoir juste 

et puis ne plus rien savoir

et juste ressentir

Par Ktylam' - Publié dans : Des étoiles dans les yeux
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Vendredi 24 décembre 2010 5 24 /12 /Déc /2010 17:51

DSC03586.JPG

 

Classe sociale :artisan autodidacte

derrières des pantalons déchirés

des regards d'enfants très attristés

il me manque la place

qu'on me laisse la place

un tube de plus 

une musique de vérité

c'est un été lointain

une canicule peut-être bien

1976 Boulogne Bilancourt

1976 un ravin de turbulence

des larmes pour apprendre

a te dire adieu

petite refais moi tes lignes de E

est-ce que si je ne suis jamais en retard

c'est parce que tu m'as appris à lire l'heure ?

est-ce que si je sais si bien marcher c'est parce que 

j'ai tes forêts dans mon talon d'achille ?

homme grand homme de tous les savoirs

homme curieux, homme courageux

homme rage, homme courage

parfois l'envie court dans les doigts

pour un petit hommage

c'est précieux les souvenirs

avec des odeurs de chopines

de terre et de pomme de terre

c'est des punitions maladroites

dans des couloirs où je trouvais toujours une sortie

c'est des craintes d'enfants, te déranger, te déplaire

mais c'est surtout déjà se taire

mes tentatives d'être entendue

dans la mouatteur d'une cuisine au poele

dans chaleur de ta main caleuse

avec son odeur de nicotine

maman lumière,maman paris

maman écris sur des carnets de vie

ce que la vie lui a prit

ktylam

 

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Vendredi 24 décembre 2010 5 24 /12 /Déc /2010 14:32

jef-aerosol_sitting-kid_great-wall_unurth.jpg

 

Ce soir, l'écriture seule pouvait atteindre

.... à la tranquillité,

aux planètes de l'invisible,

je tentais un chemin 

j'écoutais les mots 

dans l'encre familère

toute la nuit silencieuse

pouvait rendre l'âme heureuse

Marche par marche

les mots descendaient aux mystères

c'est que, du souci dans les yeux,

les garder ouverts au merveilleux

les bannières immolées du feux des maronniers d'autonme

feuille par feuille, mot par mot

essayer d'agrandir, essayer d'ouvrir

les souliers vernis promenaient sur eux

les gouttes de la dernière pluie

 que fallait-il dire ou faire ?

Comme un noeud dans le bois

l'âme était en boule

rétrécie d'aujourd'hui, des mots d'autruis

Partir dans le grand vent, dans les plaines sauvages

retrouver l'état de sauvegarde

Se pencher un peu au devant de soi

Tenir la paume ouverte, veiller 

écouter et sourire encore à ce qui est lointain

oser attendre dans le silence épais

jusqu'à ce l'âme se détende un peu,

comme voir courir l'encre sur le papier du jour

dans la naissance d'une éclaircie d'audace

Publié sur artdelam - art blog - ktylam

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Vendredi 24 décembre 2010 5 24 /12 /Déc /2010 13:42
Jef_Aerosol_2.JPG

Street Art - Jef Aerosol - la musique adoucie les mûrs

Photo : ktylam

Sur route aux pourparlers fragiles

scelle de toutes les poésies de nuit

un zest de crayon aux contours playmobils

le visage arraché à la clarté lunaire

tu te rapproches et court dans la lumière

j'ai ce matin de baume

aux flancs des montagnes abruptes

j'ai ce matin de baume

et plus de mille particules

toutes ces pépites ensolleillées

par tes rires quelquefois infidèles

laisser passer, laisser les dire

c'est dans le courage du silence

que quelque chose d'indicible

ose enfin se montrer

oser enfin s'éclaircir

se mouchoir à tes pieds

à l'avantage d'être sobre

et d'être très éphémère

aller plus profondément

et trouver ce qui te manquait vraiment

dans l'arbre, aux fantaisies joyeuses

ce qui te trouble, ou te rend malheureuse

n'est qu'un renversement de plus

comme le premier jour de vie

comme le dernier quand tu seras partie.

ktylam - 

Par Ktylam' - Publié dans : Des étoiles dans les yeux - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Mardi 21 décembre 2010 2 21 /12 /Déc /2010 17:37

 

 

01 banksy girl heart

 tombé du ciel

qui vibre à mon oreille

chhhhhhuuut

je l’écoute passer

et déplier ses ailes

Aux canopées du ciel

Pour éclairer les lunes

De ses notes nocturnes

Chassant les humeurs passantes

Harassées et lassées

Et de son vol léger

Comme une voile gonflée ou un petit voilier

se laissera glisser,

Avec elles, les notes,

Aux portes de l’éternité,

Je l’écoute passer,

Son souffle commune une étreinte

Dans le vent sans contrainte,

Le temps s’est arrêté,

Tous les cœurs en suspend

La mélodie docile

Pour seul domicile

Ses jours sont réguliers

Légers et familiers

Il te porte quand tu danses,

Quand tu vibres, quand tu chantes

Et muettes de stupeur

Les étoiles le contemplent

Ces soubresauts joyeux :

Son de grelots merveilleux

Tu connais ses parfums

Tu chantes ses câlins

Ses ailes dans la cadence

L’accompagne la chance

L’amour et l’abondance

Il rit dans une graine

Quand se meurt la détresse

Aux crinières du matin

Tout est paisible enfin

Graine d’ange tombé du ciel

Qui vibre à mon oreille

C’est l’harmonie du ciel

Aux pieds de mes réveils

Sur les matins d’avril

La volupté du monde

Enchante l’innocence

Des souliers de princesse

Qu’aucune sangle ne blesse

Ö la belle caresse

 Mésanges d’arabesques

Je goutte la rosée

Mon esprit ranimé

Et puis je le regarde

Graine d’ange tombé du ciel

Maintenant allongé

Sur le rebord du monde

Une page à ses côtés

Un croissant dans les yeux

Comme un objet précieux

Pour seul domicile

Une mélodie docile.

ktylam - artdelam art blog aussi

 

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Mardi 21 décembre 2010 2 21 /12 /Déc /2010 16:30

Photo1036.jpg

Pauline SUPERVILLE - Illustratrice

La ptite part du grand tout

la ptite part de partout

avec sa craie dans sa sacoche

avec un rabot aux pensées

s'esquive, esquive

quand y'a queque 'chose qui cloche

elle avait perdu ses grands airs

mais c'est fou comme parfois

elle ne savait pas quoi en faire

de ce ptit air '

alors elle court, elle court

pour qu'on ne la rattrape plus

elle court, elle court, comme toujours

après des trois fois rien, juste un stylo dans la main

mais c'est pas en lui donnant la main

ni non plus du michel fugain

c'est les ptites fugues du quotidien,

du Bach tout aussi bien

une envolée lyrique aux portes de l'enfance

une victoire magnifique au creu d'un coquillage

La ptite part de grand tout

la ptite part de partout

c'est fou comme c'est charmant.

ktylam - artdelam - art blog

 

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Mardi 21 décembre 2010 2 21 /12 /Déc /2010 16:16

Photo1038.jpg

Pauline SUPERVILLE - illustratrice

La ptite voyeuse-voyelle voyageuse

Dans les villes aux visages souriants

dans les grandes routes où je m'avance encore

toujours plus volontaire, 

je m'échappe, comme une voleuse de vie

ne voulant pas mentir à ses envies

et les mètres du monde sage-anges et dansent

sous mes yeux grands ouverts

toujours plus curieux

et j'ai ce goût de je ne sais quoi

qui reste là,

que j'écris,peut-être un pour toi ?

dans mes pensées tournées aux manèges du monde

je m'interroge ou je savoure 

pour un paysage vu dans ton sourire

j'ai ris dans un silence paparazzi.

 - art blog - artdelam :-) aussi

 

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Dimanche 12 décembre 2010 7 12 /12 /Déc /2010 19:23

jef_aerosol.jpg

 

[...] Créer ne signifie rien de moins pour le poète que de former le monde, l'univers humain, la qualité humaine, à l'aide de ceux qui, ayant d'autres occupations en vertu de la division sociale du travail, partagent l'activité du poète en l'accueillant avec amour. Car l'oeuvre ne vit pas tant par l'artiste que par ceux et celles qui aiment l'art et l'aiment par besoin d'humanité. Certes, nombreux sont ceux à qui ces paroles semblent une sorte de prédication. Laissons-les - derrière leur cynisme, ce qui se cache c'est ou bien la peur ou bien la force brute, de la violence ou bien de la confiance qu'ils mettent en celle-ci. Nous, poètes d'aujourd'hui, ne pouvons faire autre chose que dire nos plaisirs, nos peines, entrer en lice pour la liberté sous toute forme et partout, où, brandissant les mots d'ordre du bien être économique et leurs armes, les éternels adversaires des poètes tentent d'amener les "masses" à  se détourner jusqu'au fond de leur âme des exigences humaines les plus justes, de la liberté et de leur aspiration à la liberté. Attila Jozsef - Extrait du livre CD A coeur pur - poésie rock - édition du seuil - Denis Lavant - Serge-Teyssot-Gay - Kristina Rady et Bertrand Cantat chanteur de Noir Désir sur l'interprétation de Ce n'est pas moi qui clame.

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Dimanche 12 décembre 2010 7 12 /12 /Déc /2010 18:50

http://lemurdoberkampf.over-blog.com/article-le-mur-by-jef-aerosol-46180789.html

Jef_Aerosol_1.JPG 

Une étoile pour un sourire

une danse dans le ventre

les écrivains vraiment doués 

pour l'isolement ?

c'est que dans leurs petites vies

ils vivent au moins deux fois les choses

est-ce un choix, un don, un caprice,

ou simplement un moyen d'être là

et vivre le pourquoi

est-ce parce que les mots d'autrui

peut-être un jour conduit ou éconduit

un jour laver, un jour broyer

ou serait-ce le silence plutôt, très tôt

qui les auraient meurtris ?

Est ce des bras manquants

où l'absence de parents ?

étaient-ils trop muets, étaient ils trop libres

ktylam - artdelam art blog

 

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Dimanche 12 décembre 2010 7 12 /12 /Déc /2010 18:16

http://loveonthewall.blogspot.com/search/label/Jef%20A%C3%A9rosol

jef_aerosol--2-.jpg

Toujours de la pure poesie

au sein de ces grandes villes

où règne pour les enfants

un sentiment diffus de proximité

et d'isolement

au détour des rues, chacun perdu

dans ses pensées, peut trouver

un peu d'humanité

un peu de ce quelque chose qui dit

je sais que tu es là

je te vois

et c'est aussi pour toi que je peinds

toi qui frappe le pavé toute la journée

pour chercher un endroit où te poser

a défault de te reposer

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Dimanche 12 décembre 2010 7 12 /12 /Déc /2010 17:48

 

Une peur inoffensive

pourquoi dire aux jours non ?

regarde depuis que le temps te parle

les duvets d'oies sont friands de toi

rien des pas d'avant ne te sert maintenant

ce quil te faut c'est faire différement

et tu ne connais pas

et tu ne le sais pas

Regarde, seule chose possible

lever les yeux, lever les yeux

comme le soleil aussi se lève

sans réfléchir,

elle la lune, oui

elle réfléchit,

essaye d'avoir confiance

essaye de dompter la peur

joue avec elle comme avec un ami de longue date

parle lui et écoute la

ce qu'elle dit éclaire quelque part

ce qu'elle te dit te montre quelque chose

que tu ne voyais pas

guéris toi d'elle

comme un voyage

un retour aux sources 

oui tu sais, aux sources pures 

pures et profondes

Je suis là, rien ne t'arrivera

ktylam - artdelam art blog

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Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 14:18
Par Ktylam' - Publié dans : Des étoiles dans les yeux
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Mercredi 8 décembre 2010 3 08 /12 /Déc /2010 12:00
Par Ktylam' - Publié dans : Des étoiles dans les yeux
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Mercredi 8 décembre 2010 3 08 /12 /Déc /2010 09:08

Face à face à la nuit

je l'ai trouvé jolie

depuis toutes ces années de terreur

je la trouvais plus adoucie

parfois elle avait cette paleur

des matins défaits

des matins de fêtes

dans les villes plus endurcies

quand l'eau par abondance sortait de son lit

sortait de sa chance

Oh petite regarde moi dans les yeux

face à face et souris.

Pauline Superville illustratrice.

Photo1002

Par Ktylam' - Publié dans : Des étoiles dans les yeux
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