
A l’eau de l’aube
Entrouvert sur une porte
Dont le message
Te porte et te rapporte, un quelque chose d’inaudible
Lire, un instant, juste et souriant
Que la chenille, sur une note
Qui porte et qui rapporte
Jamais n’éteindra son souffle,
Le papillon s’envole
La petite est sans gêne
Le plaisir lui offre ses ailes
Elle danse encore
Légère et ardie
Un croissant de lune
Sur ses chevilles musclées
De plaines, de prairies, de vie
Réfléchie une douce lumière
Son aube, rire de l’aube
A l’eau de l’aube nourrit
Acclame la musique
C’est l’instant firmament,
Plus rien ne compte
Reflet de clair nuit
Mi-jour, mi-nuit
Presqu’île aux effluves écarlates
La vie de son souffle endormie - veille
Trame à sa trame et répond
Danse, le chant s’est levé !
Vois-tu enfin comme l’hiver est chaud
Comme le vent te pousse ?
La crinière fauve des forêts d’automne
Sonne à l’âme éternelle, maintenant tu es seule
Pourtant tu es plus qu’hier, comment fais-tu ?
Qu’as-tu trouvé ? Qu’as-tu chanté depuis ?
Mais maintenant c’est aussi l’instant d’avant,
Celui d’hier, qui ne s’est jamais contenté
Qui jamais n’a pu se résigner
Il te regarde ce coeur d’enfant
Il te comprend, il voit ta marche
Il ne s’est pas contenté d’espérer.
Une lutte pour faire vivre un rêve ne se compte pas en années
Ni en larmes, ni en refus, tu ne seras jamais soumise à la misère de vivre sans espoir
D’un jour à l’autre toujours les jours montraient à voir
Sans cesser, il touchait les bords du monde
Et repoussait sans crainte les kilomètres
Les frontières étaient des armées, mais sur la feuille
Tu trouvais tous les laisser passer
Regarde de chacun, des impasses
Il y a aujourd’hui 5 mélodies, la sixième est en route
Les doutes d’arrières pays
Vaincus par des rythmes plus scabreux
La paresse et la déroute
Il a vaincu te dis-je !
Puisqu’au sommet de l’angoisse
Ton cœur s’est retourné
Ton regard a modifié sa course
Celui où tu vibres à son chant n’est pas une illusion
Les notes d’une densité farouches, plus fougueuses
Au parfum de tous les espoirs, de toutes les libertés
Sont sortis de terre
Des soirs plus noirs donnent toute leur clarté
Rire de l’aube
De l’eau de l’aube nourrit
Tu regardes autrement le monde
Tu t’es renversé,
Ce qui hier était insoluble a trouvé sa chanson
De chaque jour, de chaque question
Tu as refusé la signature d’une conclusion
Jamais sur le pas des pages tu ne pouvais
Malgré marécages et rivages
Car ce qui comptait : créer
C’est déjà une absence de paresse,
c’est déjà une volonté qui se lève, une envie d'être
Si tu parles à l’absence qu’elle serve de tremplin
Si tu te fâches avec le silence, apprend son langage, imprègne toi d’autre chose, apprends encore
Tu es plus qu’une femme,
Tu es plus qu’un homme,
L’éther du monde te mènera
Ouvres-toi, redresses toi,
Tu es d’eau, et d'autre chose
Rappelles-toi la chanson de l’enfance, déjà c’était là !
Un ruisseau, un cours d’eau rejoignant une Source,
Ma petite est comme l'eau
Elle est comme l'eau vive
Elle court comme un ruisseau
Que des enfants poursuivent
Courez, courez
Vite si vous le pouvez
Jamais, jamais
Vous ne la rattraperez
Chasse par le souffle ton sentiment d'être séparé
Respire à volonté
Rire de l’aube
De l’eau de l’aube nourrit
Tu regardes autrement le monde
Maintenant, renversé.
ktylam ou artdelam artblog.
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